Rencontre
avec Jean Hanotte directeur des Editions « Fidélité »
Sourcier et artisan
Bas du formulaire
A l’ombre des Facultés universitaires de Namur, les
éditions « Fidélité » fêtent leurs vingt ans. Cette
maison qui tient son nom d’une petite revue de
spiritualité ignatienne, demeure soucieuse de proposer
aux chrétiens engagés des ouvrages de prière,
d’initiation et d’éducation chrétienne, de réflexion sur
les questions de société... Nous avons rencontré son
directeur, Jean Hanotte. Chaleureux et passionné, cet
historien de formation, père de quatre enfants, parle
ici de son parcours, des bonheurs et difficultés de son
métier de « sourcier ». Il nous éclaire ainsi un peu
plus sur l’univers méconnu d’une édition religieuse qui
se cherche aujourd’hui.
G.D. Pourriez-vous évoquer en quelques mots l’histoire des
éditions « Fidélité » ?
J.H.
L’origine immédiate remonte au jésuite belge, le père de
Robiano. En 1964, il lance avec une équipe la petite revue
de prière Fidélité pour soutenir la vie spirituelle des
personnes rencontrées dans les « missions paroissiales »
d’alors. Simple, solide et bien écrite, elle rencontre un
succès certain, jusqu’aujourd’hui encore. En 1988, le père
Charles Delhez (rédacteur en chef du journal Dimanche) lui
succède comme directeur de la revue. Très vite, il crée les
éditions « Fidélité ». Je le rejoins assez rapidement comme
secrétaire, et quelques années plus tard, il me propose d’en
prendre la responsabilité. Depuis, modestement mais
résolument, notre maison n’a cessé de diversifier ses
propositions en y ajoutant la diffusion de la revue
mensuelle Magnificat et d’autres revues françaises.
G.D. Cette origine jésuite conditionne-t-elle vos choix
éditoriaux ?
J.H.
Au contraire, cela nous laisse surtout une très grande
liberté éditoriale. Nous ne sommes pas soumis, par exemple,
à l’imprimatur épiscopal encore théoriquement requis pour
toute publication religieuse. Par ailleurs, « dépendre des
jésuites » est un grand mot. Dans le conseil
d’administration des éditions, le père Delhez est le seul
jésuite. Il est le fondateur et président de l’asbl, en
quelque sorte le garant théologique en tant que directeur
éditorial. Mais les autres membres sont tous des laïcs. Et
ici sur place, le personnel actif (sept personnes
rémunérées) est également laïc. Nous travaillons vraiment
dans une très grande liberté.
G.D. Qui pose les choix éditoriaux ?
J.H.
C. Delhez et moi-même travaillons en tandem. Nous
discutons ensemble des manuscrits qui nous parviennent. En
cas de doute ou de désaccord, nous faisons appel à l’équipe
éditoriale. Nous avons en effet la chance de disposer d’un
certain nombre de personnes ressources que nous sollicitons
pour un avis, en fonction de leurs compétences. Nous
bénéficions aussi de l’environnement de deux autres maisons
d’éditions jésuites : « Lessius » (d’un haut niveau
théologique) et « Lumen vitae » (dans les domaines de la
catéchèse et de la pastorale). Chacune a son créneau, mais
très régulièrement nous nous communiquons des manuscrits,
selon nos spécificités respectives.

G.D. Comment décririez-vous la ligne éditoriale de votre
maison ?
J.H.
L’ambition de « Fidélité » est de proposer au plus large
public des ouvrages bien informés et accessibles, tant au
niveau du style qu’au niveau du prix. Chaque lecteur devrait
pouvoir y trouver de quoi nourrir sa vie intérieure,
approfondir sa vie de foi et sa compréhension des faits de
société. Pour ma part, j’ai choisi volontairement de ne pas
me former davantage en sciences religieuses et en théologie,
pour précisément garder l’œil de « monsieur-tout-le monde »
sur les manuscrits. Si je ne comprends pas un texte, je me
dis que le public habituel ne comprendra pas non plus et que
donc, ce n’est pas la peine d’insister. Voilà un premier
critère. Nous souhaitons aussi « garder l’église au milieu
du village » ! C’est-à-dire que nous évitons les extrêmes.
Notre but est d’apporter un « plus » à la spiritualité des
lecteurs. Nos collections ont donc une identité assez
marquée : Prières glanées, Vie spirituelle, les dossiers Que
penser de..., des témoignages, ... Nous tenons également
beaucoup à sortir des ouvrages de qualité pour les enfants,
comme la trilogie de C. Delhez : Jésus qui est-il ? Dieu
existe-t-il ? et plus récemment La prière c’est facile !
G.D. Donc, au fond le public visé ... ?
J.H.
C’est le chrétien engagé, qui cherche à nourrir sa foi,
curieux de la vie du monde et de l’Eglise. Sans avoir fait
d’enquête sociologique, nous constatons que les canaux
utilisés pour faire connaître nos livres sont les librairies
religieuses ou les recensions de revues religieuses. Il
s’agit donc surtout de personnes engagées dans la vie
paroissiale (mouvements, catéchèse, groupes divers, parents,
éducateurs de la foi...). Sur le marché limité de la
Belgique, nous sommes la seule maison d’édition de ce genre,
à ma connaissance. Nous serions assez proches, notamment,
d’une maison comme « Salvator » en France qui vise aussi le
grand public. Il nous arrive d’ailleurs de coéditer certains
titres. « Les éditions de l’Emmanuel » et des « Béatitudes »
par exemple, sont davantage dans la ligne du Renouveau
charismatique... En France, « Le Cerf », « Bayard », « DDB »
proposent des textes plus pointus ou destinés à un public
aux attentes plus diversifiées.
G.D. Existe-t-il une concertation entre toutes ces maisons
d’édition religieuse ?
J.H.
Non, pas vraiment, même si nous nous voyons tous les deux
ans en France lors de la rencontre interprofessionnelle
qu’organisent les libraires et à laquelle ils invitent les
éditeurs. C’est une occasion très précieuse de contacts. Il
ne faut pas perdre de vue quand même, que nous sommes
souvent en concurrence. Chacun des éditeurs essaie de
s’attacher les bons, les meilleurs auteurs. Car ce qui fait
vendre un livre, c’est le nom de l’auteur ou l’intérêt du
sujet. En dehors de ces deux éléments, ça devient très
compliqué !

G.D. Précisément, vous publiez aussi des ouvrages « hors
collections » ?
J.H.
Exactement. Ainsi, parmi les ouvrages récents, nous avons
édité un texte que nous a proposé le père Ignace Berten,
dominicain belge de renom, Croire en un Dieu trinitaire :
c’est un ouvrage de haut niveau, un peu plus difficile, mais
de réelle valeur. Nous avons aussi souhaité rencontrer une
certaine actualité avec l’anniversaire du prix Nobel de la
Paix du père Pire (Dominique Pire, par Guido Vandamme).
Quant au livre cosigné par C. Delhez et J. Radermakers,
Apprendre à lire la Bible, il guide avec simplicité et
compétence « l’honnête homme » dans la lecture de la Parole
de Dieu. Ce grand exégète belge nous ayant déjà donné en
2005 un livre remarqué d’entretiens Ta parole ma demeure.
Mais il y a aussi des thèmes que nous voudrions traiter et
pour lesquels nous ne trouvons pas d’auteurs. Par exemple,
il y a des années que nous cherchons à publier un dossier
sur les mouvements évangélistes aux Etats-Unis. Malgré nos
tentatives nous n’y arrivons pas, les spécialistes étant
suroccupés.
G.D. Une grande partie de votre travail, c’est donc d’aller
à la recherche des manuscrits ?
J.H.
En effet. Il faut savoir que dans une maison comme la
nôtre, il n’y a que 10% des livres que nous éditons qui
proviennent de manuscrits envoyés par la poste sans avoir
été sollicités. Donc, 90% sont des livres que nous avons
demandés. Et ce sont souvent des projets de longue haleine
qui nécessitent énormément de démarches. Ainsi, Prières
glanées exige des noms célèbres : G.Ringlet, C. Nys-Mazure,
S. Rougier, G. Gilbert... Presque tous les auteurs
contactés, (une quinzaine déjà) m’ont d’abord dit non. Il
faut souvent revenir à la charge, trouver la personne qui
pourra servir de relais efficace... Chaque livre a son
histoire... comme notre récent dossier sur Le tombeau de
Jésus, par exemple, décidé à la suite d’une émission TV
approximative sur le sujet.
G.D. Et la source est toujours alimentée ?
J.H.
Oui, c’est possible à travers notre réseau de
connaissances. Grâce aussi aux directeurs de collections qui
restent attentifs à l’actualité et sollicitent les auteurs
comme pour nos deux ouvrages sur Saint Paul, l’un plus
biographique et ses textes choisis. Car c’est
essentiellement un travail de relations, pour lequel je me
rends fréquemment à Paris. J’y vais régulièrement pour
présenter nos publications au « Cerf » qui nous diffuse en
France et j’en profite aussi pour rencontrer des auteurs.

G.D. Faites-vous aussi une place à des voix venues
d’ailleurs ?
J.H.
Assez peu, je le reconnais. Pourquoi ?... Nous avons reçu
récemment, par exemple, le manuscrit d’un dialogue entre un
philosophe et une personne handicapée. C’est fort
intéressant, mais relativement philosophique. De plus, la
partie spirituelle est assez réduite. Nous avons donc
renoncé à la publication, car ce n’est pas là qu’on nous
attend. Ce texte s’adresse à un autre public que le nôtre.
J’ajoute que cela risquerait même de desservir le livre
d’être publié dans une édition religieuse.
La seule véritable exception, dont nous nous réjouissons
d’ailleurs, c’est Dis, est-ce que ça repousse, les ailes ?
Nous en sommes à la huitième édition pour presque 20.000
exemplaires. C’est une méditation, qui n’est pas religieuse
mais qui, pour faire court, se situe entre Le petit prince
et Jade. Son auteure, une vierviétoise, est totalement
inconnue. Sa fille s’est chargé des illustrations et Yves
Duteil en a écrit la préface. C’est un bouquin tout à fait
atypique qui a énormément circulé, qui s’est offert en
cadeau... C’est un de nos plus gros tirages.
G.D. Ca signifie quoi, un bon tirage ?
J.H.
Bien... Quelques chiffres peut-être. En vingt ans, nous
avons publié environ 380 titres et vendu plus d’un million
de livres. Au catalogue, 202 auteurs. Nous publions environ
25 titres par an, ce qui fait une moyenne de deux par mois.
Ce n’est pas mal pour une petite maison comme la nôtre. Et
nous sommes satisfaits quand nous vendons 2000 exemplaires
d’un ouvrage, exception faite pour certains livres
d’enfants. La prière, c’est facile, par exemple a été tiré à
15.000 exemplaires, mais nous l’avons coédité avec MAME qui
est un important éditeur français. L’éditer seul, c’est
prendre un gros risque financier pour la petite structure
que nous sommes.
Il nous faut donc réussir financièrement chaque livre, même
si de temps en temps nous prenons le risque de lancer un
petit ouvrage auquel nous croyons, tout en sachant qu’il
risque de ne pas avoir beaucoup de succès. Nous venons par
exemple d’éditer L’Evangile du partage des biens qui est une
réflexion particulièrement pertinente sur les répercussions
concrètes dans la vie du chrétien de la parole évangélique :
« Va, vends tout ce que tu as et suis-moi ». On parle vite
de pauvreté spirituelle ou de l’argent en général, mais en
évitant soigneusement l’interpellation radicale de Jésus.
C’est donc un livre qui remet à l’ordre du jour un sujet un
peu tabou : celui du patrimoine de chacun. Je crains que
nous n’en vendions pas beaucoup, mais nous avions vraiment à
cœur de le faire.
G.D. Que pensez-vous du fait que des auteurs religieux
publient plus volontiers dans de grandes maisons d’édition
générale ?
J.H.
C’est la réalité... et je le comprends. Il ne faut pas se
le cacher, nous sommes victimes de notre image. L’édition
religieuse, c’est du livre religieux qui s’adresse à un
public déjà relativement convaincu. Et je peux tout à fait
comprendre que des auteurs d’une certaine envergure, y
compris des évêques, souhaitent toucher plus largement des
chrétiens à la marge ou plus critiques, d’une autre
sensibilité. Et donc qu’ils choisissent des maisons
« profanes » : « Stock », « Seuil », « Gallimard », « Plon »
...
Je pense par exemple à Gabriel Ringlet qui publie chez
« Albin Michel », en raison notamment de son amitié avec
Jean Mouttapa qui y fait du très bon travail. Même si, bien
entendu, c’est oui sans problème s’il me propose de publier
chez nous son prochain livre ! Une collaboration reste
toutefois imaginable avec lui pour des projets plus limités.
Il a d’ailleurs signé un Prières glanées dans notre maison.
« Fidélité » a une place... Nous cherchons à rendre service
aux auteurs et aux lecteurs qui nous font confiance et nous
souhaitons proposer des publications aux nombreux chrétiens
engagés modestement dans la vie de leurs communautés. C’est
vraiment notre rôle et il faut le conserver. Tant mieux si
nous arrivons à dépasser parfois ce cadre-là. C’est
d’ailleurs un peu l’ambition de chaque livre.

G.D. C’est aussi un problème de diffusion...
J.H.
Exactement. Mais après vingt ans de métier, je me rends
bien compte qu’il ne sert à rien d’aller placer nos bouquins
dans les grandes surfaces, même si cela reste la question de
certains auteurs. Ils ne s’y vendront pas.Les grands
magasins nous imposent de leur fournir cinq mille livres
alors qu’ils vont en vendre cent et nous « remballer » les
invendus en piteux état ! L’expérience d’autres confrères me
confirme que ce n’est pas à faire économiquement. En plus,
ce n’est pas dans notre esprit.
G.D. Le contexte de déchristianisation de notre société
constitue-t-il un handicap pour vous ?
J.H.
Je ne pense pas qu’il y ait moins de lecteurs. En ce qui
nous concerne, nous n’avons pas constaté de diminution des
tirages. Il y a sans doute une plus grande diversité dans le
domaine de la littérature religieuse : (biographies,
témoignages, psychologie et foi, lecture de la Parole,
identité chrétienne, interrogation sur le fait religieux,
sur la laïcité, sur le sens, la vie et la mort... Les textes
des sages de tous les temps, des grands spirituels...La
question de la transmission, de la violence, de l’éducation
à la foi...) Savez-vous que l’on publie neuf cents titres
par an dans le domaine religieux (sans compter les
rééditions) ? La rotation dans les librairies est de six
mois. Passé ce délai, l’ouvrage est renvoyé à l’éditeur,
faute de place ou d’intérêt supposé. On constate même comme
une fuite en avant des éditeurs, face aux curiosités
nouvelles des lecteurs. L’essentiel pour nous est de viser
la qualité tout en se défiant du sensationnel...
G.D. Précisément,... vous arrive-t-il d’avoir des réactions
de lecteurs ?
J.H.
Non très peu. Les seuls échos, ce sont les ventes. Les
gens n’écrivent pas pour manifester leur satisfaction. Les
seules réactions qui nous parviennent, c’est pour dénoncer
des choses qui ne plaisent pas, pour manifester un
désaccord... Nous servons de boîte aux lettres pour les
auteurs, mais je vois passer très peu de courrier... C’est
pour cela que les foires du livre, Bruxelles, Paris ou
Montréal par exemple, sont intéressantes. C’est l’occasion
d’un contact plus personnalisé avec eux.

G.D. La publication de chaque livre est une petite
aventure...Vous avez des souvenirs marquants ?
J.H.
Il est vrai qu’une des joies de ce métier, c’est la
rencontre et le travail en commun réalisé autour d’un
projet. Et parfois nous gardons des contacts avec certains
de ces auteurs. Je pourrais donc évoquer de nombreuses
personnes qui m’ont marqué... J’en cite deux car il s’agit
de rencontres récentes.
Celle d’abord de Brigitte Jacques, dont nous avons parlé
plus haut. Son livre a huit ans, mais nous nous voyons
encore à peu près tous les six mois. C’est une personne qui
m’impressionne par sa volonté et son dynamisme. C’est elle
qui continue de pousser ce livre dans lequel elle croit
intensément et cela me stimule moi aussi à poursuivre des
efforts pour continuer à le vendre.
J’ai aussi trouvé enrichissante la rencontre plus récente
avec Guido Vandamme. Nous voulions publier un livre sur le
père Pire à l’occasion des cinquante ans de son prix Nobel
de la paix. Un premier projet avait été porté par Mr Brutsaert
des éditions « Racines » mais il n’avait pas abouti. Un
membre de l’équipe a alors trouvé sur internet un article
sur Dominique Pire signé par Mr Vandamme, un laïc
dominicain, ancien secrétaire de rédaction à La Libre
Belgique, passé aussi au Soir. Il a été emballé par notre
proposition et nous l’avons mis en contact avec « Les îles
de Paix ». Les échanges et la mise en œuvre de ce projet ont
été passionnants. Ce monsieur de quatre-vingt ans a une
personnalité tout à fait intéressante.
G.D. Pourriez-vous nous partager encore une expérience
particulièrement intéressante ?
J.H.
Oui... elle concerne les deux ouvrages qui s’adressent
aux 15-18 ans, que nous avons publiés en collaboration avec
« Salvator ». Attentifs au fait qu’il existe peu de choses
pour les jeunes de cet âge, nous avons réuni des auteurs,
des graphistes et des jeunes pour collaborer à l’élaboration
du premier volume : Tu peux changer le monde (2006). La
réalisation a constitué une expérience passionnante de
travail en équipe, avec un réel apport des jeunes. Le
résultat, c’est un beau livre richement illustré, engageant
et dynamique. Encouragés par ce premier succès, nous avons
reconduit la formule, avec le même bonheur, autour d’un
autre album du même genre Tu peux croire à l’amour (2008).
Pour l’éditeur que je suis, ce sont de vrais bonheurs.
G.D. Si pour terminer, vous aviez à distinguer un de vos
nombreux « enfants », auquel irait votre préférence ?
J.H.
C’est évidemment une question fort difficile. Mais
spontanément je retiendrais le premier volume de Prières
glanées. D’abord parce qu’il inaugure une collection à
laquelle je tiens particulièrement. Elle présente, choisies
par des personnalités diverses, des prières venues d’époques
et d’horizons différents. C’est une occasion de découvrir
des textes inédits ou inconnus et d’entrer dans l’intimité
priante du « glaneur ». Nous avons été particulièrement
attentifs au format, au grain du papier, à l’illustration de
chaque volume confiée à des artistes contemporains. Bref, ce
sont me semble-t-il, de beaux objets pratiques et denses,
qui peuvent accompagner toute vie qui cherche à devenir
prière.
Chacun de ces volumes me rappelle aussi les auteurs
rencontrés. Mais je suis particulièrement attaché à ce
premier texte, parce qu’il a été recueilli par C. Delhez
auquel me lie une longue amitié .Il est pour moi la trace de
ce compagnonnage qui dure depuis plus de vingt ans. Il me
rappelle que ce métier exigeant et enthousiasmant est avant
tout, comme je vous l’ai dit, une passionnante aventure de
service et de relation, grâce à laquelle je ne cesse
d’approfondir ma propre recherche spirituelle.

Propos recueillis par Gérard Durieux
Namur le 17 septembre 2008
Editions « Fidélité »
Rue Blondeau, 7
5000 Namur
Tel 081/221551
Email : Courrielinfo@fidelite.be
Site : www.fidelite.be